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Couvreur artisan dans les Bouches-du-Rhône · Du lundi au samedi, 7 h 30 – 19 h

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Quand démousser un toit en tuile ?

Publié le

Mousse sur tuiles

La mousse sur un toit n’est pas qu’une question d’aspect. Il faut agir dès qu’elle déborde des joints et commence à couvrir les tuiles, par temps sec, au printemps ou au début de l’automne. Voici pourquoi, et comment s’y prendre.

Pourquoi la mousse abîme les tuiles

La mousse fonctionne comme une éponge. Elle garde l’humidité contre la tuile pendant des jours, bien après la pluie. La terre cuite reste mouillée en permanence et vieillit plus vite.

Elle s’installe aussi dans les recouvrements, là où les tuiles se chevauchent. En grossissant, elle les soulève de quelques millimètres. L’eau poussée par le vent peut alors passer dessous.

Dans l’arrière-pays, là où il gèle l’hiver, l’eau retenue se transforme en glace. En gonflant, elle fait éclater les tuiles les plus poreuses. Enfin, les débris de mousse finissent dans les gouttières, qui se bouchent et débordent.

Les signes qu’il est temps d’agir

  • La mousse ne reste plus dans les joints : elle forme des plaques ou des coussins sur les tuiles.
  • Certaines tuiles paraissent légèrement soulevées ou décalées.
  • Les gouttières se bouchent plus vite que d’habitude.
  • Des lichens gris, jaunes ou orangés s’étendent sur une grande partie du toit.
  • Un pan, souvent celui exposé au nord ou situé sous des arbres, verdit nettement plus que les autres.

Un seul de ces signes justifie un contrôle. Plusieurs à la fois : mieux vaut ne pas laisser passer un hiver de plus.

Le bon moment dans l’année

Le démoussage se fait par temps sec et stable. Le produit anti-mousse a besoin de quelques jours sans pluie pour agir sans être lessivé. Le printemps et le début de l’automne sont les deux périodes idéales.

On évite le gel, qui empêche le produit de pénétrer. On évite aussi le plein été : dans le Sud, sur une tuile brûlante, le produit s’évapore avant d’avoir fait effet.

Comment se passe un démoussage bien fait

  1. Brossage manuel des plus grosses mousses, en douceur, sans rayer la tuile.
  2. Pulvérisation d’un traitement anti-mousse à basse pression sur toute la surface.
  3. Temps d’action : une fois le produit sec, les mousses mortes se détachent peu à peu avec les pluies des semaines suivantes.
  4. Nettoyage des gouttières et des descentes d’eau.
  5. En option, un hydrofuge sur tuile propre et sèche. Il doit laisser respirer la terre cuite : tous les produits ne conviennent pas à toutes les tuiles.

Deux pratiques sont à éviter. Le nettoyeur haute pression arrache la surface protectrice de la tuile et la rend plus poreuse. Il peut aussi soulever les tuiles et envoyer de l’eau sous la couverture, et la mousse revient alors plus vite qu’avant.

L’eau de Javel, elle, peut décolorer les tuiles et abîmer le zinc des gouttières. Elle pollue aussi le jardin en contrebas.

À quelle fréquence ?

Pour la plupart des toits, un traitement tous les trois à cinq ans suffit. Un toit à l’ombre, orienté nord ou entouré de pins et de chênes en demandera plus souvent. À l’inverse, un pan plein sud et bien dégagé peut rester propre bien plus longtemps.

Le faire soi-même ou faire appel à un couvreur ?

Une toiture couverte de mousse est glissante, surtout avec la rosée du matin. Les tuiles canal et romanes cassent facilement sous le pied quand on ne sait pas où marcher. Un couvreur travaille avec le matériel de sécurité adapté.

Il profite aussi de son passage pour faire le point : tuiles fêlées, faîtage, gouttières. Un démoussage est souvent l’occasion de repérer une petite réparation avant qu’elle ne devienne une fuite.

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